lundi 17 avril 2017

C'est l'histoire d'un marchand...

Genèse du Marchand d'âmes


Chose promise, chose due ! Pendant Livre Paris, tu m'as posé pas mal de questions sur la gestation du Marchand (naïve que je suis, je n'avais pas révisé ma copie :þ). Cet article devrait donc remédier à mes réponses lacunaires.

Tout a commencé avec...


Non pas une idée, mais un excellent conseil : "écris un one-shot" ! 
Conseil que j'ai tardé à écouter, j'avoue. À l'époque (une époque antérieure à 2014) j'étais empêtrée dans plusieurs projets à la fois, de gros projets (du genre de la grenouille qui voulait être plus grosse que le bœuf pour te donner une petite idée) et je ne savais plus où donner de la tête pour tous les mener à bien.
Pendant ce temps, ma marraine d'écriture continuait de me seriner la même ritournelle : "écris un one-shot" !
Et devine quoi ? J'ai fini par l'écouter ! Changer d'air et partir sur un projet moins ambitieux était devenu vital pour ma Muse qui n'était pas loin du burn-out. C'était aussi l'occasion de me prouver que je pouvais inventer une toute nouvelle histoire (ne souris pas, mes autres projets prenaient tellement de place qu'ils phagocytaient toute nouvelle idée) et, surtout, la mener à bien !

Pauvre Muse...

Puis, elle a surgi !


Non pas l'idée, mais l'image. 
Celle d'une cité souterraine avec ses habitants qui vivraient à différents niveaux suivant leur position sociale, celle d'une calèche qui descendrait jusqu'à une petite échoppe creusée à même la roche, celle d'un marchand qui vendrait des artefacts magiques (artefacts qui s'avéreraient n'être magiques que par la présence d'une âme humaine à l'intérieur).
Une image quelque peu éloignée du Marchand d'âmes, et pourtant... 
L'image est restée là, dans un petit coin de ma tête, et elle a commencé à changer en rythme avec mes influences du moment.
Des envies se sont télescopées et là, est née l'idée. 

Et je n'en dirai pas plus de crainte de te spolier. Voici quelques aperçus des envies d'alors :

Vous avez dit cité souterraine ?
Blame! © Tsutomu Nihei

Blame! © Tsutomu Nihei
Vous l'aurez compris, il s'agit de mon manga fétiche ♥

Tiens, ne serait-ce pas une ville sous un dôme ?
© Ergo Proxy
Hermès de Praxitèle, la Grèce ♥

Deux mois de syno


Grosso modo. Deux mois pendant lesquels l'histoire n'a eu de cesse de se modifier d'elle-même. J'en ai eu la preuve en retrouvant une vieille version du synopsis. Ah, la substantifique moelle y était, mais le reste... Que de mutations ! Et ne va pas croire qu'une fois le synopsis établi, l'histoire est restée figée. Loin de là. Mes personnages trouvent toujours moyen de me surprendre et de choisir des chemins de traverse pour arriver à la même destination. Ce qui ne m'en rend que plus plaisant le voyage à leurs côtés ♥

Presque cinq mois d'écriture


Commencé le 1er mars 2014, terminé le 26 juillet 2014. Si je suis aussi précise, c'est grâce à Cocyclics, forum de bêta-lecture dédié aux littératures de l'imaginaire. Il y existe une section qui a toute ma préférence, celle des Challenge 1er jet
Je t'explique, c'est très simple. L'objectif est de terminer la rédaction du premier jet d'un roman (entamé ou pas) dans l'année. Après t'être inscrit, tu ouvres un fil où tu présentes ton projet. Sur ce fil, tu peux y faire part de tes avancées et même partager avec les grenouilles intéressées quelques extraits.
Recevoir des encouragements, des réactions à chaud sur certaines scènes... pour moi, ça a été un moteur formidable dans l'écriture ! Et c'est ainsi que j'ai réussi à boucler ce premier jet.

Happy sheep !



Parce qu'un premier jet...


... n'est jamais qu'une ébauche de roman. Pour qu'il devienne un manuscrit, il n'y a pas de miracle : il faut le corriger !
Donc, entre cette fin de juillet 2014 et le mois de mai 2015, j'ai corrigé. Pas toute seule, heureusement. Je te raconte.
Autre avantage non négligeable du Challenge premier jet, des grenouilles m'ont fait part de leur envie de lire le texte dans son intégralité et proposé de m'en faire un retour. ♥ J'ai donc organisé plusieurs vagues de corrections.
Pendant le premier jet, j'ai eu la chance d'avoir Amaryan à mes côtés. Je lui envoyais les chapitres au fur et à mesure et ses retours réguliers m'ont permis de corriger chaque changement de cap, ainsi que d'éviter quelques écueils. Attention, cette méthode peut ne pas convenir à tout le monde. Elle est basée sur une solide confiance. Du coup, une fois le premier jet vaincu, j'ai corrigé et harmonisé le texte avant de le lui renvoyer. Ce qui lui a permis de le relire d'une seule traite et à moi d'améliorer encore une fois la bête.
S'en sont suivies deux autres vagues de corrections avec les retours de bêta-lectrices aguerries et auteurs publiées de surcroît (ce qui veut dire de l'expérience en matière de corrections éditoriales) ainsi que ceux de lectrices exigeantes.
Puis, renvoi à Amaryan pour une dernière lecture, dernières corrections et... 
Stop ! 

Car il faut bien s'arrêter à un moment ou à un autre ;) 

Une fois le manuscrit prêt, il a fallu repérer les maisons d'éditions qu'il pourrait intéresser, pondre un joli synopsis de soumission, un petit courriel pour accompagner le tout, et hop ! 

En attendant...


... une réponse, j'ai repris mes gros projets et réussi à les mener à bien (leurs premiers jets, j'entends). Pour en savoir plus, il te suffit d'aller voir dans mes Romans en cours de gestation ou d'attendre le prochain article Mars-Avril pour savoir où j'en suis ^^

Mars 2016


Une date importante pour le Marchand ! Entre mai 2015 et mars 2016, j'ai reçu un refus et... c'est tout. Le temps d'attente peut être parfois (souvent ?) très long avant d'avoir une réponse négative ou positive, donc je ne m'inquiétais pas outre mesure, cela finirait par arriver. J'ai tout de même effectué une seconde vague de soumission à cette même période.
Puis, pendant le Livre Paris 2016, Amaryan a rencontré les Éditions Underground. Au fil de la discussion, elle leur a si bien parlé du Marchand d'âmes qu'elle est revenue avec une carte de visite et le message suivant : "qu'elle nous envoie son manuscrit."
Ce que j'ai fait. 
Et fin avril, je recevais un mail pour m'informer que les Éditions Underground voulaient adopter le Marchand d'âmes !




Et ce n'était que le début...


Et oui, la signature du contrat ne veut pas dire que l'aventure est terminée. Il y a encore eu trois mois de corrections éditoriales et le BAT (bon à tirer) à vérifier avant que le mot fin ne soit de rigueur. Puis, la date de sortie a été annoncée : 15 décembre 2016.

L'on pourrait penser que cette belle aventure s'est terminée lorsque j'ai enfin tenu entre mes mains mon roman enfin publié, mais loin de là... Comme l'a prouvé Livre Paris 2017. La boucle était bouclée, mais pour le Marchand d'âmes, tout ne fait que commencer ! ♥

Sur ce, je te souhaite une belle semaine et on se retrouve à la fin du mois pour un petit bilan ;)
À bientôt !

mercredi 29 mars 2017

Livre Paris 2017

Premier salon

Les 25 & 26 mars, j'étais à Livre Paris avec l'illustratrice Amaryan sur le stand des Éditions Underground pour la toute première session de dédicaces du Marchand d'âmes !

Athéna a une chouette tout aussi chouette que celle d'Underground ;)


Entre sf et mythologie grecque...


Et quel stand ! ♥ Underground choie ses auteurs et ça se voit ! Le bandeau rouge dont a été serti le Marchand a eu l'effet attendu et a su attiser votre curiosité. Quant à la magnifique couverture d'Amaryan, elle vous a séduits avec l'efficacité des sirènes rencontrées par Ulysse, ce dont je ne peux que me réjouir !


Un stand où la bonne humeur régnait ♥

Autant vous dire que de mon côté, l'émotion était à son comble. J'étais déjà émue en signant les précommandes, mais ce n'était rien à côté du tsunami qui m'a emportée le temps d'un week-end. Bon, pour être tout à fait honnête avec vous, ma main tremblait pas mal sur les premières dédicaces. Toutefois, je n'ai pas eu le temps de me fustiger intérieurement, car vous avez été nombreux à craquer sur le Marchand d'âmes.

Oui, j'ai une casquette d'auteur :þ
Vous rencontrer a été une grande joie. Parmi vous, de nombreux amoureux de la mythologie grecque avec qui j'ai eu grand plaisir à échanger (hello Océane, petit hérisson du Sud !), des yeux qui brillent, des sourires, de la curiosité et beaucoup d'enthousiasme. Pour tout cela, merci ! ♥

Notre toute première dédicace avec Lewis.
Une belle rencontre !

Moment magique !


On ne va pas se mentir, cette session de double-dédicace a été une chance pour vous, mais surtout pour moi ! Redécouvrir mes personnages sous la plume d'Amaryan est une joie toujours renouvelée. Il m'est impossible de m'en lasser ! Vous retrouverez d'ailleurs certaines d'entre elles, ici, sur la page consacrée au Marchand d'âmes.

Artémis © Amaryan


Ça a vous pris longtemps... ? 


Vous avez été nombreux à me poser des questions sur le Marchand en terme d'écriture : combien de temps ça m'avait pris, etc. J'avoue avoir été surprise et, n'ayant pas révisé ma copie, mes réponses ont été plus que nébuleuses. Du coup, vous aurez droit à un article de blog à ce sujet prochainement, c'est promis ! :)

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le Marchand ! ♫
(ou pas !)

Mais dis-moi...


J'ai aussi profité de ce petit moment privilégié pour vous demander (quand j'y pensais...) qui était votre divinité préférée. Et celle qui emporte le plus de suffrages est...  Athéna ! (mention spéciale à Jéhane qui a su vanter ses qualités avec un enthousiasme attendrissant ♥).
Poséidon arrive bon deuxième grâce à Kevin McKidd qui lui a valu une voix salvatrice.

Poséidon / Kevin McKidd dans Percy Jackson.
Quant à ce cher Hermès, il sauve l'honneur avec la troisième place du podium !
S'en suivent ex-aequo Artémis, Arès, Aphrodite, Calliope (et oui, une Muse !), ainsi qu'Ulysse et Orphée, car d'après certains d'entre vous, les Héros grecs sont bien plus fréquentables que les dieux ;)


Suite de ce petit concours de popularité divine à notre prochaine rencontre !


Croâ ! Croâ !


Je ne peux pas parler du salon sans parler de sept adorables grenouilles qui sont passées nous saluer, armées de leur plus beau sourire et de leur bonne humeur. Cocyclics reste un forum cher à mon cœur,. Le premier jet du Marchand est né là-bas, sur un petit nénuphar, sous le regard bienveillant de marraines grenouillesques. J'ai rencontré sur cette mare des personnes épatantes, à la plume magnifique, et leur soutien de toujours est un véritable cadeau. À vous sept, merci ! ♥

Et je suis rentrée avec...


Je ne suis pas rentrée les mains vides.
Qui dit salon du livre dit... livres, évidemment ! Je n'ai pas vraiment eu le temps de faire le grand tour, mais je suis tout de même repartie avec deux Must Have, un Wait and See, un Happy Book To You, Mum ainsi que deux petits chats trop mignons (allez donc faire un tour Au Bord des Continents !). Sans oublier un coup de froid et une grosse fatigue, mais il paraît que ça va de pair avec ce genre d'événement ;þ

Et maintenant ?


Et maintenant, le quotidien reprend ses droits jusqu'à la prochaine parenthèse. En mai, me souffle ma casquette. En attendant, je vais reprendre mes projets en cours et avancer comme Muse l'exige.
Un jour je vous expliquerai le rapport entre ce moulin et Muse.
© Carmina 27 

À très très vite !










samedi 25 février 2017

2017 : Focus 01



Janvier - Février 2017


Comme chaque année, j'aime me fixer quelques objectifs en matière d'écriture.  Rappelez-vous, j'avais présenté ceux-ci dans le tout premier article de ce blog :

Du coup, mes objectifs écriture 2017 seront les mêmes que ceux de 2016 :
- Corriger et harmoniser #projetTriangle
- Terminer le T1 de #projetPV (et peut-être enchaîner avec le T2 ?)
Autant dire que je ne vais pas m’ennuyer ! 

Il serait dommage de ne pas profiter de ce blog pour faire un petit point de temps en temps, vous ne trouvez pas ? :)

Alors pour commencer, je vais évoquer le trouble-fête de 2017 : #NouveauProjet

Le petit dernier ♥
Cela fait déjà quatre ou cinq mois que ce projet se dessine à son rythme. J'ai d'abord fait la connaissance des personnages, puis le monde s'est construit, et voilà que quelques éléments de l'intrigue viennent de se dévoiler. Pour l'heure, j'ai encore l'impression d'avoir les mains dans l'argile. La phase de conceptualisation est vraiment ma préférée, car tout est encore possible ! 
#NouveauProjet s'est solidifié autour des personnages et du monde. L'intrigue, elle, est encore malléable... et le restera sûrement jusqu'à ce que je me décide sur la manière de raconter cette histoire. Autant vous dire que je ne suis pas pressée et que j'aime me laisser le temps ;)

Savoir prendre son temps... Tout un art ! © Ddouk

Pour en revenir à mes objectifs 2017, je croyais sincèrement que Muse opterait par la correction de ma trilogie #projetTriangle. Et comme toujours, Muse m'a surprise. Il faut dire que j'ai eu l'occasion de faire une belle rencontre en 2016, rencontre qui s'est pérennisée via les Challenges Premier Jet du forum CoCyclics (l'endroit parfait pour écrire un premier jet tout en étant soutenu et motivé) et a permis à #projetPV de sortir du tiroir où il devait reposer quelque temps. 
Rien de tel que de confronter vos idées à quelqu'un d'aussi enthousiaste que vous quant à l'histoire pour y voir plus clair ! ♥

 Un tiroir pour une histoire ! © Pexels

J'ai donc pu retravailler l'ensemble et voilà que je pars désormais sur un one-shot ! L'intrigue se découpe en quatre parties et aujourd'hui, j'ai achevé de corriger la première. J'ai pu l'alléger de plus de 3000 mots (mon héroïne souffre de logorrhées mentales, j'en ai peur) et surtout replonger avec joie dans les aventures de Louis (non, je n'ai pas oublié de 'e' à son prénom ;þ). 
Cerise sur le gâteau, les modifications apportées à la première partie vont impliquer pas mal de réécriture pour la suite ! Ce qui me réjouit, car l'histoire pourrait bien me réserver quelques surprises.

En fait, pas étonnant que Muse ait tranché pour #projetPV, il y a plus d'écriture que de corrections à faire... :3

Comme dirait Muse : y'a plus qu'à ! © Unsplash

On se retrouve dans quelques mois pour un nouveau Focus ? ;) Point d'inquiétude, je reviendrai bien avant pour vous parler papeterie et Salon du Livre Paris (et peut-être pas dans cet ordre).

Bon week-end !











samedi 11 février 2017

Premier amour de toujours (3/3)

Et nous nous retrouvons pour conclure cette trilogie d'articles sur la mythologie grecque ! 

Après vous avoir raconté comment j'ai plongé dans l'amphore et présenté les livres qui ont révolutionné - à mes yeux - celle-ci, il est temps que je fasse le point sur ce qu'elle m'a apporté d'un point de vue personnel (l'amphore, si vous me suivez).

Attention, pas mal de photos dans cet article, beaucoup d'approximations (les reproches seront à adresser à mon moi du passé qui n'a pas jugé bon de prendre des notes) et même... le tout premier fanart du Marchand d'âmes !

Si je n'étais pas tombée dans l'amphore, alors jamais...

... je n'aurais eu la curiosité d'apprendre le latin et le grec. Oui, très bêtement. Et c'est là que l'Univers vous réserve de sacrées surprises, car en plongeant dans les déclinaisons et autres joyeusetés linguistiques, j'ai eu la chance de voyager dans le cadre scolaire. Tout d'abord, en Italie...

Il s'agit d'un temple... *herm* Soit celui des Dioscures, soit celui de Vespasien.
Hello Rome du passé !
Et quelques années plus tard, la concrétisation du rêve qui me poursuivait depuis que j'avais plongé dans l'amphore : la Grèce ! ♥

Corinthe. Temple d'Apollon.
Épidaure.
Porte des Lionnes à Mycènes.
Non seulement je prenais l'avion pour la toute première fois, mais en plus, je m'aventurais dans ce pays où tout avait commencé. En avril, en pleine floraison, avec un temps radieux, que rêver de mieux ?

Toute petite je suis devant le Temple de Zeus à Athènes !
L'Acropole d'Athènes !
Les fameuses Cariatides.
Une petite dernière du Parthénon ?
Est-il utile de vous préciser que l'émotion a été à son comble et que j'ai savouré chaque instant ? :)

Si je n'étais pas tombée dans l'amphore, alors jamais...
 
Et parce que l'Univers aime jouer aux dominos, c'est au cours de ce voyage que j'ai eu deux coups de foudre

Il ne s'agit pas d'un coup de foudre, mais de l'Omphalos, symbole du centre du monde.
(Cette copie romaine se trouve au musée archéologique de Delphes)
Le premier pour un sanctuaire : celui de Delphes. Un sanctuaire consacré au dieu qui s'est imposé dans les légendes des photos qui suivent ;)

Bienvenue au sanctuaire d'Apollon !
Temple d'Apollon.
Théâtre d'Apollon.
La Tholos (mais pas d'Apollon :p).
Comme je vous le disais, j'ai eu la chance de découvrir ce pays en avril avec un temps idéal, et le printemps avait drapé le sanctuaire d'Apollon d'or végétal. Difficile de ne pas en tomber amoureuse !

Et mon second coup de foudre, me direz-vous ? Il a eu lieu au musée archéologique d'Olympie où je suis tombée en amour avec... une statue ! 

Je vous présente le grand amour de ma vie, mais aussi mon plus grand drame. 

Hermès de Praxitèle ♥
(ou Hermès portant Dionysos enfant)
L'expression "coup de foudre" n'a jamais été aussi juste. Quand je me suis retrouvée face à cette statue, j'ai bel et bien été foudroyée. À tel point qu'il a fallu me tirer hors du musée, car le bus n'attendrait pas toute la journée après moi.
Et ce n'est qu'une fois dehors que j'ai réalisé l'impensable : j'avais oublié de faire le tour de la statue pour l'admirer sous tous ses angles...

Désolée, je n'ai pas trouvé de statue grecque sculptée en plein facepalm. :p

Donc, oui, je le clame haut et fort : 

le grand drame de ma vie est de ne pas avoir pu admirer le fessier d'Hermès. 

Une tragédie que même l'exposition sur Praxitèle qui a lieu au musée du Louvre il y a de cela quelques années n'a pas réussi à adoucir. Une copie ne vaudra jamais l'original et le Louvre ne sera jamais le musée archéologique d'Olympie... 


L'histoire ne s'arrête pas là, comme le prouve la photo ci-dessus. Je suis revenue de Grèce avec mon précieux poster d'Hermès de Praxitèle, poster qui avait quelque peu souffert du voyage. J'ai donc supplié ma mère d'accomplir un miracle. Elle a sorti son fer à repasser et... ne remuons pas plus les blessures du passé, voulez-vous ? Le poster a survécu malgré quelques cloques et je continue de le garder précieusement telle une promesse à réaliser : retourner en Grèce un jour et voir ce divin fessier de mes propres yeux !

Si je n'étais pas tombée dans l'amphore, alors jamais...

La curiosité, comme je vous le disais plus haut, mais aussi l'imagination. Ces deux mots vous résument à eux seuls ce que m'a apporté la mythologie grecque. Encore aujourd'hui je plonge régulièrement dans cette amphore pour en nourrir mes histoires et Le Marchand d'âmes en est la preuve la plus flagrante.

D'ailleurs, je me suis même permise un très léger clin d’œil à mon coup de foudre statuaire : 


Et en 2015, alors que le Marchand était parti en soumission éditoriale, quand une amie (♥) m'a demandé ce que j'aimerais en carte d'anniversaire, que croyez-vous que je lui ai répondu ?

Un Orion de Praxitèle, bien sûr !

Sur ce, je clos cette triple parenthèse sur la mythologie grecque. Au plaisir de la rouvrir lors de prochaines rencontres ! (bientôt, bientôt) 

Si vous aussi vous êtes tombé/e dans l'amphore, venez me raconter votre divinité favorite, votre mythe adoré ou votre coup de foudre statuaire !

© Greg Montani

samedi 28 janvier 2017

Premier amour de toujours (2/3)

Me voilà de retour pour vous parler des trois ouvrages qui ont révolutionné ma vision de la mythologie grecque !

Le trio mythique !

Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais pour ma part, j'ai découvert cet univers sous la forme de mythes éclatés et indépendants. Même si romancés dans Mythes & Légendes dont je vous ai parlé lors du précédent article, aucun lien ne les réunissait sous la forme d'une seule et même histoire. Et c'est d'autant plus vrai si vous passez du temps comme moi dans les dictionnaires de mythologie grecque.

Vous apercevez le Grimal qui est un Must Have si vous êtes tombés dans l'amphore tout comme moi.
La première révélation que j'ai eue ado fut en latin lors d'une petite joute verbale avec mon professeur. J'ai réalisé ce jour-là qu'il n'existait pas une seule version d'un mythe, qu'un mythe pouvait se décliner sur toute une gamme de nuances plus ou moins subtiles. Ainsi, Héphaïstos (dieu du métal et du feu qui illustre à lui tout seul la notion de beauté intérieure) est soit le fils qu'Héra a engendré seule pour se venger de l'affront de la naissance d'Athéna, soit le fils d'Héra et de Zeus.
Non, je ne collectionne pas les dictionnaires de mythologie grecque :þ
Malgré ce coup de massue, mes premières lectures m'ont profondément marquée et je conserve un fort attachement à une version bien précise de certains mythes. De même que je garde mon cœur d'enfant. Je préfère voir Zeus comme un mari volage indécrottable qu'un violeur récidiviste parce qu'il me plaît que ses enfants soient nés d'un amour partagé. De même qu'il m'est intolérable d'imaginer qu'Héra s'acharne sur des femmes victimes des abus de son mari (non pas que je cautionne l'attitude de cette déesse bafouée par les frasques de son époux - pour une déesse du mariage, elle en voit des vertes et des pas mûres, mais nous sommes d'accord qu'elle se trompe un peu beaucoup de coupable). 
Bisounours, moi ? J'assume !
Moi ? Un faible pour le mythe d'Oreste ? Quelle idée !
Au fil des années, j'ai donc construit MA mythologie grecque et j'ai eu la chance de croiser le chemin de trois livres qui ont tout changé pour moi !
Premier coupable !
Le printemps des dieux m'est tombé dessus au lycée au détour d'une étagère de la bibliothèque. Ce récit se focalise sur deux dieux, ceux qui sont - à mes yeux et ceux des auteurs, je pense - les plus proches de l'Homme : Héphaïstos et Hermès.
Il débute juste après la naissance de ce premier alors qu'il chute de l'Olympe, pauvre nourrisson rejeté par l'orgueil de sa mère. Héphaïstos est recueilli par Thétis et Eurynome, deux déesses marines. Elles vont l'élever dans le secret et, pour répondre aux questions de l'enfant qui grandit quant à ses origines, lui raconter celles du monde. 
Le récit abandonne Héphaïstos sitôt Hermès né. Là, nous suivons cet irrésistible fripon dans ses débuts en tant que messager jusqu'à la deuxième chute d'Héphaïstos, cette fois-ci éjecté par un Zeus furibond, et ce dans des circonstances que je vous laisse découvrir à la lecture.
Ainsi se termine Le printemps des dieux qui est suivi d'un autre tome Le temps des héros dont je ne vous parlerai pas (et pour cause, je l'ai lu, mais il n'a jamais rejoint ma bibliothèque - les mythes liés aux Hommes sont plus faciles à organiser, je trouve).
Bien que j'adore la manière dont les auteurs décrivent les dieux (et notamment Hermès - si vous n'avez pas encore compris qu'il est mon petit favori... ;p), j'avoue que certains traitements et pas mal de détails ne me plaisent toujours pas dans cet ouvrage. Les auteurs consacrent pas mal de chapitres à préparer leur second tome (non pas que ça me déplaise de suivre la descendance d'Hermès) et du coup, ne s'attardent pas sur la naissance de certains dieux (comme Athéna) ou fusionnent trop de mythes en un.
Malgré tout, c'est le premier roman à m'avoir offert une unité dans ce vaste bazar qu'est la mythologie grecque et il garde de ce fait une place de choix dans ma bibliothèque.


Deuxième coupable !
Voilà mon coup de cœur. La manière dont Maurice Druon agence les différentes pièces de ce puzzle monstrueux qu'est la mythologie grecque m'a définitivement conquise !
Le récit de Zeus commence bien avant sa naissance puisqu'il nous raconte l'Âge d'Or du temps où Ouranos accomplissait mille et une merveilles, la plupart invisibles à notre œil et de celles qu'on ne prend plus le temps de regarder de nos jours (la prochaine fois que vous vous posez dans un parc, pensez à vous émerveiller de la multiple déclinaison de verts). Après les débuts du monde, s'en suivent donc sa propre origine, puis son règne.
L'auteur prend le temps de raconter chaque dieu, sa naissance, ce qu'il représente. Mieux, il replace les dieux dans un contexte cosmogonique, expose les forces de l'Univers ou de l'Homme qu'ils représentent. Maurice Druon rend à ces personnalités mythologiques leur place de divinité, une part d'eux que l'on oublie en lisant leurs aventures si humaines.
Après, même s'il s'agit d'un coup de cœur et que j'adhère totalement à l'agencement chronologique de tous ces mythes, certains détails ne font pas partie de ma mythologie personnelle (pour ma part, je préfère de loin la version où Apollon provoque la mort d'Orion de crainte que sa jumelle ne lui succombe ou tout simplement par jalousie de leur amitié que celle où Orion aurait tenté d'abuser de la déesse). De même que je regrette que certains mythes aient été laissés de côté.

Du coup, je ne peux que vous conseiller la lecture de ces deux romans qui divergent sur bien des points, mais se complètent sur d'autres.

Non, il ne fait pas partie du trio.
J'aurais pu vous parler de cet ouvrage-ci qui s'adresse à un public plus jeune et dont le titre ne pouvait que me séduire. C'est une lecture plus simpliste et plus naïve de la mythologie, Hermès même adulte reste un jeune homme innocent, ce qui ne colle pas trop à sa nature, mais malgré tout, je trouve que c'est un livre sympathique pour initier ses enfants à la mythologie grecque. J'y aurais appris qu'en matière de femmes, Hermès et Apollon avaient plutôt les mêmes goûts et que leurs fils ont aussi été jumeaux. Comme quoi, malgré toutes ces années à parcourir mes dictionnaires, je n'ai pas fini de m'émerveiller avec de nouvelles anecdotes.

Passons au dernier qui, lui, a révolutionné le mythe de l'enlèvement de Koré, plus connue sous le nom de Perséphone.



Il s'agit d'une bande dessinée qui revisite ce mythe de manière humoristique et pertinente.  Par contre, soyez prévenus, les dialogues sont dans la langue de Shakespeare.


Hadès est un amoureux maladroit et timide, Koré a la répartie sarcastique, Déméter est une mère possessive et Zeus est... Je vous laisse cliquer ici pour découvrir une autre page de cette BD et par la même occasion la page deviantart de l'auteur.
J'avais déjà beaucoup aimé la version de Maurice Druon, mais j'avoue que celle-ci emporte de loin la palme et la couronne de laurier ! 
Pour mettre la main sur ce petit bijou, c'est par ici !

Comme vous le voyez, la mythologie grecque se décline dans une myriade de couleurs. Des différentes versions des mythes qu'il nous reste, chaque lecture apporte une teinte différente. Il n'y a pas une seule vérité, mais plusieurs, dont la vôtre. Et c'est ce que j'aime le plus dans cet Univers !

Voilà. Je suis désolée, j'ai été très bavarde, mais j'espère vous avoir donné envie de vous pencher sur ces livres le temps d'une lecture ^^

Bon week-end à vous !