samedi 25 février 2017

2017 : Focus 01



Janvier - Février 2017


Comme chaque année, j'aime me fixer quelques objectifs en matière d'écriture.  Rappelez-vous, j'avais présenté ceux-ci dans le tout premier article de ce blog :

Du coup, mes objectifs écriture 2017 seront les mêmes que ceux de 2016 :
- Corriger et harmoniser #projetTriangle
- Terminer le T1 de #projetPV (et peut-être enchaîner avec le T2 ?)
Autant dire que je ne vais pas m’ennuyer ! 

Il serait dommage de ne pas profiter de ce blog pour faire un petit point de temps en temps, vous ne trouvez pas ? :)

Alors pour commencer, je vais évoquer le trouble-fête de 2017 : #NouveauProjet

Le petit dernier ♥
Cela fait déjà quatre ou cinq mois que ce projet se dessine à son rythme. J'ai d'abord fait la connaissance des personnages, puis le monde s'est construit, et voilà que quelques éléments de l'intrigue viennent de se dévoiler. Pour l'heure, j'ai encore l'impression d'avoir les mains dans l'argile. La phase de conceptualisation est vraiment ma préférée, car tout est encore possible ! 
#NouveauProjet s'est solidifié autour des personnages et du monde. L'intrigue, elle, est encore malléable... et le restera sûrement jusqu'à ce que je me décide sur la manière de raconter cette histoire. Autant vous dire que je ne suis pas pressée et que j'aime me laisser le temps ;)

Savoir prendre son temps... Tout un art ! © Ddouk

Pour en revenir à mes objectifs 2017, je croyais sincèrement que Muse opterait par la correction de ma trilogie #projetTriangle. Et comme toujours, Muse m'a surprise. Il faut dire que j'ai eu l'occasion de faire une belle rencontre en 2016, rencontre qui s'est pérennisée via les Challenges Premier Jet du forum CoCyclics (l'endroit parfait pour écrire un premier jet tout en étant soutenu et motivé) et a permis à #projetPV de sortir du tiroir où il devait reposer quelque temps. 
Rien de tel que de confronter vos idées à quelqu'un d'aussi enthousiaste que vous quant à l'histoire pour y voir plus clair ! ♥

 Un tiroir pour une histoire ! © Pexels

J'ai donc pu retravailler l'ensemble et voilà que je pars désormais sur un one-shot ! L'intrigue se découpe en quatre parties et aujourd'hui, j'ai achevé de corriger la première. J'ai pu l'alléger de plus de 3000 mots (mon héroïne souffre de logorrhées mentales, j'en ai peur) et surtout replonger avec joie dans les aventures de Louis (non, je n'ai pas oublié de 'e' à son prénom ;þ). 
Cerise sur le gâteau, les modifications apportées à la première partie vont impliquer pas mal de réécriture pour la suite ! Ce qui me réjouit, car l'histoire pourrait bien me réserver quelques surprises.

En fait, pas étonnant que Muse ait tranché pour #projetPV, il y a plus d'écriture que de corrections à faire... :3

Comme dirait Muse : y'a plus qu'à ! © Unsplash

On se retrouve dans quelques mois pour un nouveau Focus ? ;) Point d'inquiétude, je reviendrai bien avant pour vous parler papeterie et Salon du Livre Paris (et peut-être pas dans cet ordre).

Bon week-end !











samedi 11 février 2017

Premier amour de toujours (3/3)

Et nous nous retrouvons pour conclure cette trilogie d'articles sur la mythologie grecque ! 

Après vous avoir raconté comment j'ai plongé dans l'amphore et présenté les livres qui ont révolutionné - à mes yeux - celle-ci, il est temps que je fasse le point sur ce qu'elle m'a apporté d'un point de vue personnel (l'amphore, si vous me suivez).

Attention, pas mal de photos dans cet article, beaucoup d'approximations (les reproches seront à adresser à mon moi du passé qui n'a pas jugé bon de prendre des notes) et même... le tout premier fanart du Marchand d'âmes !

Si je n'étais pas tombée dans l'amphore, alors jamais...

... je n'aurais eu la curiosité d'apprendre le latin et le grec. Oui, très bêtement. Et c'est là que l'Univers vous réserve de sacrées surprises, car en plongeant dans les déclinaisons et autres joyeusetés linguistiques, j'ai eu la chance de voyager dans le cadre scolaire. Tout d'abord, en Italie...

Il s'agit d'un temple... *herm* Soit celui des Dioscures, soit celui de Vespasien.
Hello Rome du passé !
Et quelques années plus tard, la concrétisation du rêve qui me poursuivait depuis que j'avais plongé dans l'amphore : la Grèce ! ♥

Corinthe. Temple d'Apollon.
Épidaure.
Porte des Lionnes à Mycènes.
Non seulement je prenais l'avion pour la toute première fois, mais en plus, je m'aventurais dans ce pays où tout avait commencé. En avril, en pleine floraison, avec un temps radieux, que rêver de mieux ?

Toute petite je suis devant le Temple de Zeus à Athènes !
L'Acropole d'Athènes !
Les fameuses Cariatides.
Une petite dernière du Parthénon ?
Est-il utile de vous préciser que l'émotion a été à son comble et que j'ai savouré chaque instant ? :)

Si je n'étais pas tombée dans l'amphore, alors jamais...
 
Et parce que l'Univers aime jouer aux dominos, c'est au cours de ce voyage que j'ai eu deux coups de foudre

Il ne s'agit pas d'un coup de foudre, mais de l'Omphalos, symbole du centre du monde.
(Cette copie romaine se trouve au musée archéologique de Delphes)
Le premier pour un sanctuaire : celui de Delphes. Un sanctuaire consacré au dieu qui s'est imposé dans les légendes des photos qui suivent ;)

Bienvenue au sanctuaire d'Apollon !
Temple d'Apollon.
Théâtre d'Apollon.
La Tholos (mais pas d'Apollon :p).
Comme je vous le disais, j'ai eu la chance de découvrir ce pays en avril avec un temps idéal, et le printemps avait drapé le sanctuaire d'Apollon d'or végétal. Difficile de ne pas en tomber amoureuse !

Et mon second coup de foudre, me direz-vous ? Il a eu lieu au musée archéologique d'Olympie où je suis tombée en amour avec... une statue ! 

Je vous présente le grand amour de ma vie, mais aussi mon plus grand drame. 

Hermès de Praxitèle ♥
(ou Hermès portant Dionysos enfant)
L'expression "coup de foudre" n'a jamais été aussi juste. Quand je me suis retrouvée face à cette statue, j'ai bel et bien été foudroyée. À tel point qu'il a fallu me tirer hors du musée, car le bus n'attendrait pas toute la journée après moi.
Et ce n'est qu'une fois dehors que j'ai réalisé l'impensable : j'avais oublié de faire le tour de la statue pour l'admirer sous tous ses angles...

Désolée, je n'ai pas trouvé de statue grecque sculptée en plein facepalm. :p

Donc, oui, je le clame haut et fort : 

le grand drame de ma vie est de ne pas avoir pu admirer le fessier d'Hermès. 

Une tragédie que même l'exposition sur Praxitèle qui a lieu au musée du Louvre il y a de cela quelques années n'a pas réussi à adoucir. Une copie ne vaudra jamais l'original et le Louvre ne sera jamais le musée archéologique d'Olympie... 


L'histoire ne s'arrête pas là, comme le prouve la photo ci-dessus. Je suis revenue de Grèce avec mon précieux poster d'Hermès de Praxitèle, poster qui avait quelque peu souffert du voyage. J'ai donc supplié ma mère d'accomplir un miracle. Elle a sorti son fer à repasser et... ne remuons pas plus les blessures du passé, voulez-vous ? Le poster a survécu malgré quelques cloques et je continue de le garder précieusement telle une promesse à réaliser : retourner en Grèce un jour et voir ce divin fessier de mes propres yeux !

Si je n'étais pas tombée dans l'amphore, alors jamais...

La curiosité, comme je vous le disais plus haut, mais aussi l'imagination. Ces deux mots vous résument à eux seuls ce que m'a apporté la mythologie grecque. Encore aujourd'hui je plonge régulièrement dans cette amphore pour en nourrir mes histoires et Le Marchand d'âmes en est la preuve la plus flagrante.

D'ailleurs, je me suis même permise un très léger clin d’œil à mon coup de foudre statuaire : 


Et en 2015, alors que le Marchand était parti en soumission éditoriale, quand une amie (♥) m'a demandé ce que j'aimerais en carte d'anniversaire, que croyez-vous que je lui ai répondu ?

Un Orion de Praxitèle, bien sûr !

Sur ce, je clos cette triple parenthèse sur la mythologie grecque. Au plaisir de la rouvrir lors de prochaines rencontres ! (bientôt, bientôt) 

Si vous aussi vous êtes tombé/e dans l'amphore, venez me raconter votre divinité favorite, votre mythe adoré ou votre coup de foudre statuaire !

© Greg Montani

samedi 28 janvier 2017

Premier amour de toujours (2/3)

Me voilà de retour pour vous parler des trois ouvrages qui ont révolutionné ma vision de la mythologie grecque !

Le trio mythique !

Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais pour ma part, j'ai découvert cet univers sous la forme de mythes éclatés et indépendants. Même si romancés dans Mythes & Légendes dont je vous ai parlé lors du précédent article, aucun lien ne les réunissait sous la forme d'une seule et même histoire. Et c'est d'autant plus vrai si vous passez du temps comme moi dans les dictionnaires de mythologie grecque.

Vous apercevez le Grimal qui est un Must Have si vous êtes tombés dans l'amphore tout comme moi.
La première révélation que j'ai eue ado fut en latin lors d'une petite joute verbale avec mon professeur. J'ai réalisé ce jour-là qu'il n'existait pas une seule version d'un mythe, qu'un mythe pouvait se décliner sur toute une gamme de nuances plus ou moins subtiles. Ainsi, Héphaïstos (dieu du métal et du feu qui illustre à lui tout seul la notion de beauté intérieure) est soit le fils qu'Héra a engendré seule pour se venger de l'affront de la naissance d'Athéna, soit le fils d'Héra et de Zeus.
Non, je ne collectionne pas les dictionnaires de mythologie grecque :þ
Malgré ce coup de massue, mes premières lectures m'ont profondément marquée et je conserve un fort attachement à une version bien précise de certains mythes. De même que je garde mon cœur d'enfant. Je préfère voir Zeus comme un mari volage indécrottable qu'un violeur récidiviste parce qu'il me plaît que ses enfants soient nés d'un amour partagé. De même qu'il m'est intolérable d'imaginer qu'Héra s'acharne sur des femmes victimes des abus de son mari (non pas que je cautionne l'attitude de cette déesse bafouée par les frasques de son époux - pour une déesse du mariage, elle en voit des vertes et des pas mûres, mais nous sommes d'accord qu'elle se trompe un peu beaucoup de coupable). 
Bisounours, moi ? J'assume !
Moi ? Un faible pour le mythe d'Oreste ? Quelle idée !
Au fil des années, j'ai donc construit MA mythologie grecque et j'ai eu la chance de croiser le chemin de trois livres qui ont tout changé pour moi !
Premier coupable !
Le printemps des dieux m'est tombé dessus au lycée au détour d'une étagère de la bibliothèque. Ce récit se focalise sur deux dieux, ceux qui sont - à mes yeux et ceux des auteurs, je pense - les plus proches de l'Homme : Héphaïstos et Hermès.
Il débute juste après la naissance de ce premier alors qu'il chute de l'Olympe, pauvre nourrisson rejeté par l'orgueil de sa mère. Héphaïstos est recueilli par Thétis et Eurynome, deux déesses marines. Elles vont l'élever dans le secret et, pour répondre aux questions de l'enfant qui grandit quant à ses origines, lui raconter celles du monde. 
Le récit abandonne Héphaïstos sitôt Hermès né. Là, nous suivons cet irrésistible fripon dans ses débuts en tant que messager jusqu'à la deuxième chute d'Héphaïstos, cette fois-ci éjecté par un Zeus furibond, et ce dans des circonstances que je vous laisse découvrir à la lecture.
Ainsi se termine Le printemps des dieux qui est suivi d'un autre tome Le temps des héros dont je ne vous parlerai pas (et pour cause, je l'ai lu, mais il n'a jamais rejoint ma bibliothèque - les mythes liés aux Hommes sont plus faciles à organiser, je trouve).
Bien que j'adore la manière dont les auteurs décrivent les dieux (et notamment Hermès - si vous n'avez pas encore compris qu'il est mon petit favori... ;p), j'avoue que certains traitements et pas mal de détails ne me plaisent toujours pas dans cet ouvrage. Les auteurs consacrent pas mal de chapitres à préparer leur second tome (non pas que ça me déplaise de suivre la descendance d'Hermès) et du coup, ne s'attardent pas sur la naissance de certains dieux (comme Athéna) ou fusionnent trop de mythes en un.
Malgré tout, c'est le premier roman à m'avoir offert une unité dans ce vaste bazar qu'est la mythologie grecque et il garde de ce fait une place de choix dans ma bibliothèque.


Deuxième coupable !
Voilà mon coup de cœur. La manière dont Maurice Druon agence les différentes pièces de ce puzzle monstrueux qu'est la mythologie grecque m'a définitivement conquise !
Le récit de Zeus commence bien avant sa naissance puisqu'il nous raconte l'Âge d'Or du temps où Ouranos accomplissait mille et une merveilles, la plupart invisibles à notre œil et de celles qu'on ne prend plus le temps de regarder de nos jours (la prochaine fois que vous vous posez dans un parc, pensez à vous émerveiller de la multiple déclinaison de verts). Après les débuts du monde, s'en suivent donc sa propre origine, puis son règne.
L'auteur prend le temps de raconter chaque dieu, sa naissance, ce qu'il représente. Mieux, il replace les dieux dans un contexte cosmogonique, expose les forces de l'Univers ou de l'Homme qu'ils représentent. Maurice Druon rend à ces personnalités mythologiques leur place de divinité, une part d'eux que l'on oublie en lisant leurs aventures si humaines.
Après, même s'il s'agit d'un coup de cœur et que j'adhère totalement à l'agencement chronologique de tous ces mythes, certains détails ne font pas partie de ma mythologie personnelle (pour ma part, je préfère de loin la version où Apollon provoque la mort d'Orion de crainte que sa jumelle ne lui succombe ou tout simplement par jalousie de leur amitié que celle où Orion aurait tenté d'abuser de la déesse). De même que je regrette que certains mythes aient été laissés de côté.

Du coup, je ne peux que vous conseiller la lecture de ces deux romans qui divergent sur bien des points, mais se complètent sur d'autres.

Non, il ne fait pas partie du trio.
J'aurais pu vous parler de cet ouvrage-ci qui s'adresse à un public plus jeune et dont le titre ne pouvait que me séduire. C'est une lecture plus simpliste et plus naïve de la mythologie, Hermès même adulte reste un jeune homme innocent, ce qui ne colle pas trop à sa nature, mais malgré tout, je trouve que c'est un livre sympathique pour initier ses enfants à la mythologie grecque. J'y aurais appris qu'en matière de femmes, Hermès et Apollon avaient plutôt les mêmes goûts et que leurs fils ont aussi été jumeaux. Comme quoi, malgré toutes ces années à parcourir mes dictionnaires, je n'ai pas fini de m'émerveiller avec de nouvelles anecdotes.

Passons au dernier qui, lui, a révolutionné le mythe de l'enlèvement de Koré, plus connue sous le nom de Perséphone.



Il s'agit d'une bande dessinée qui revisite ce mythe de manière humoristique et pertinente.  Par contre, soyez prévenus, les dialogues sont dans la langue de Shakespeare.


Hadès est un amoureux maladroit et timide, Koré a la répartie sarcastique, Déméter est une mère possessive et Zeus est... Je vous laisse cliquer ici pour découvrir une autre page de cette BD et par la même occasion la page deviantart de l'auteur.
J'avais déjà beaucoup aimé la version de Maurice Druon, mais j'avoue que celle-ci emporte de loin la palme et la couronne de laurier ! 
Pour mettre la main sur ce petit bijou, c'est par ici !

Comme vous le voyez, la mythologie grecque se décline dans une myriade de couleurs. Des différentes versions des mythes qu'il nous reste, chaque lecture apporte une teinte différente. Il n'y a pas une seule vérité, mais plusieurs, dont la vôtre. Et c'est ce que j'aime le plus dans cet Univers !

Voilà. Je suis désolée, j'ai été très bavarde, mais j'espère vous avoir donné envie de vous pencher sur ces livres le temps d'une lecture ^^

Bon week-end à vous !



dimanche 15 janvier 2017

Premier amour de toujours (1/3)

Nous voilà partis pour une série de trois articles sur un Univers qui me tient à cœur : celui de la mythologie grecque 

Avant de vous parler des livres qui ont révolutionné cet Univers en lui donnant une unité qui m'avait toujours échappée et de ce que ça m'a apporté d'un point de vue personnel, commençons par le commencement, voulez-vous ? 

L'origine de ce premier amour de toujours ♥


Dernièrement, l'on m'a demandé d'où me venait cet engouement pour la mythologie grecque. J'y ai pas mal réfléchi avant de réaliser que la réponse se trouvait juste sous mon nez, rangé sagement dans ma bibliothèque.
Voilà le coupable !
J'étais alors un petit agneau !
Mythes et Légendes porte bien son titre puisqu'il rassemble trente-cinq mythes venus des quatre coins de la planète et adaptés par Anthony Horowitz (auteur qu'on ne présente plus). Il est accompagné d'illustrations magnifiques qui m'ont toujours fascinée.
Orphée face à Cerbère © Alan Baker
Sur les trente-cinq récits, seize sont grecs et la plupart sont des mythes piliers, les incontournables.  Le jugement de Pâris et le talon d'Achille sont une première plongée dans l'Iliade.  L’œil du Cyclope, lui, est un avant-goût de L'Odyssée. Les accompagnent Orphée, Pandore, Thésée ou encore Perséphone dont les noms vous seront peut-être familiers. 

Et ces mythes continuent à ce jour de prendre une place importante dans mon imaginaire.

Quand les dieux squattent mes récits...

Dans #projetTriangle où des dieux déchus malmènent mes héros, deux d'entre eux sont grecs (un indice : il s'agit d'un oncle et de son neveu qui travaillent ensemble au quotidien. Non, pas d'idée ? Alors, un deuxième indice : ce sont deux criminels notoires. L'un a été reconnu coupable d'enlèvement de jeune fille, l'autre est un délinquant juvénile responsable du vol d'un troupeau de bœufs.).
Dans #projetPV, pas de dieux, mais je n'ai pas pu m'empêcher de donner des noms de dieux grecs à certains personnages (comme un Arès qui se couvre de poils à la pleine lune).

Thésée face au Minotaure © Giovanni Caselli
Mais l'histoire qui m'a permis de renouer pleinement avec ce premier amour n'est autre que Le Marchand d'âmes, ce qui est l'une des raisons pour lesquelles ce roman restera particulier à mes yeux. ♥
J'avoue, je me suis fait plaisir : des dieux squatteurs (trois !), des noms mythologiques quasi pour tout le monde (Orion, Ganymède, Oreste, Callisto, Electre et j'en passe) et des clins d’œil à différents mythes que j'ai parsemés un peu partout. Celui qui m'aura le plus amusée est d'ailleurs (la suite à surligner pour éviter les spoilers) la soi-disant origine des asexués qui fait référence à la propre naissance d'Orion (le chasseur mythologique, pas le héros du Marchand ^^) Une peau de bœuf arrosée d'urine divine, il fallait oser, les Grecs n'ont pas hésité !

La boucle est bouclée

En replongeant dans cet ouvrage aujourd'hui, je suis tombée sur quelques lignes qui m'ont prouvée à quel point cette lecture m'avait marquée. Orion et Artémis ont toujours été là, ils ont attendu patiemment leur heure et la bonne histoire pour me le rappeler.

"Artémis était grande et forte, avec des hanches minces et de longs membres gracieux. (...) Par instants, son visage était sévère, mais, quand elle riait (et elle riait souvent en poursuivant le récit des aventures d'Orion, le chasseur divin), il s'éclairait du plus merveilleux des sourires. Alors, elle paraissait infiniment douce et tendre."
Horowitz, Anthony (1985). "La meute d'Actéon", Mythes et Légendes. Paris : Club France Loisirs, p. 144.

Sur ce, je n'ai plus qu'à vous souhaiter un agréable dimanche !

Ceux qui ont lu le Marchand comprendront le choix de ces deux illustrations ;) Les autres, vous savez ce qu'il vous reste à faire :þ

samedi 31 décembre 2016

Quoi de mieux que le dernier jour de l'année...


... pour ouvrir un blog et faire un petit bilan ?

Jusqu'à ce matin, je ne pensais pas ouvrir un blog. Mais voilà, nous sommes le 31 décembre 2016, le jour idéal pour jeter un dernier coup d’œil par-dessus son épaule avant de se tourner vers 2017. Et comme ma page facebook ne me semblait pas l'endroit idéal pour m'étaler, me voilà !

Il est donc l'heure du bilan écriture 2016 (et de vous parler un peu des projets qui vont m'occuper en 2017) !

Vous l'avez remarqué si vous fréquentez ma page facebook, mais j'ai l'étrange lubie de désigner mes romans par un tag comme #lmda pour Le Marchand d'âmes. En voici deux autres qui vont fleurir ici et là-bas : #projetTriangle et #projetPV


© 742680


#projetTriangle est une trilogie de science-fantasy young adult. On y retrouve des éléments qui me sont chers : la théorie Gaïa, des monstres cosmogoniques, des dieux déchus et des héros instruments-malgré-eux du chaos.
Chaque tome se focalise sur un personnage différent. L'histoire se déroule dans un futur éloigné, sur une Terre qui ressemble à la nôtre où, suite à un cataclysme d'origine indéterminée dix ans plus tôt, une peste surnaturelle s'est abattue sur l'humanité. Et quand leur père adoptif est à son tour contaminé, mes jeunes héros décident de se lancer dans un voyage périlleux vers une ville morte dans l’espoir de trouver… des antibiotiques ! Sans se douter, évidemment, que leur passé les rattrapera en chemin (un passé qui implique donc des dieux déchus et des monstres cosmogoniques :p).

#projetPV, lui, est un diptyque d’urban fantasy où je revisite le mythe des vampires et des loups garous à la sauce nordique. Je vous en reparlerai une autre fois ;)

© Ramdlon

Qu’en était-il de mes objectifs pour 2016 ?
Ils étaient ambitieux, je dois bien l’avouer :
-- Écrire le premier jet du dernier tome, corriger la trilogie et envoyer #projetTriangle en soumission éditoriale.
Oui, rien que cela. Conclusion ? Tome 1 est prêt, Tome 2 a besoin d’une dernière vague de corrections et Tome 3 est encore un premier jet à travailler.
-- reprendre #projetPV et boucler son premier tome.
Oh, je l’ai repris et je l’ai avancé, mais terminé ? Pas encore.

Un bilan somme toute positif, car mes objectifs ont été chamboulés par une excellente nouvelle :
Et tout au long de l'année, j'ai enchaîné les corrections, la création d'une page FB (oui, je ne m’étais jamais alors aventurée par là-bas), la dédicace des précommandes et tout le packaging émotionnel qui va avec.♥

Du coup, mes objectifs écriture 2017 seront les mêmes que ceux de 2016 :
- Corriger et harmoniser #projetTriangle
- Terminer le T1 de #projetPV (et peut-être enchaîner avec le T2 ?)
Autant dire que je ne vais pas m’ennuyer ! 

Sur ce, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter un excellent réveillon !

© Alexas_Fotos