lundi 17 avril 2017

C'est l'histoire d'un marchand...

Genèse du Marchand d'âmes


Chose promise, chose due ! Pendant Livre Paris, tu m'as posé pas mal de questions sur la gestation du Marchand (naïve que je suis, je n'avais pas révisé ma copie :þ). Cet article devrait donc remédier à mes réponses lacunaires.

Tout a commencé avec...


Non pas une idée, mais un excellent conseil : "écris un one-shot" ! 
Conseil que j'ai tardé à écouter, j'avoue. À l'époque (une époque antérieure à 2014) j'étais empêtrée dans plusieurs projets à la fois, de gros projets (du genre de la grenouille qui voulait être plus grosse que le bœuf pour te donner une petite idée) et je ne savais plus où donner de la tête pour tous les mener à bien.
Pendant ce temps, ma marraine d'écriture continuait de me seriner la même ritournelle : "écris un one-shot" !
Et devine quoi ? J'ai fini par l'écouter ! Changer d'air et partir sur un projet moins ambitieux était devenu vital pour ma Muse qui n'était pas loin du burn-out. C'était aussi l'occasion de me prouver que je pouvais inventer une toute nouvelle histoire (ne souris pas, mes autres projets prenaient tellement de place qu'ils phagocytaient toute nouvelle idée) et, surtout, la mener à bien !

Pauvre Muse...

Puis, elle a surgi !


Non pas l'idée, mais l'image. 
Celle d'une cité souterraine avec ses habitants qui vivraient à différents niveaux suivant leur position sociale, celle d'une calèche qui descendrait jusqu'à une petite échoppe creusée à même la roche, celle d'un marchand qui vendrait des artefacts magiques (artefacts qui s'avéreraient n'être magiques que par la présence d'une âme humaine à l'intérieur).
Une image quelque peu éloignée du Marchand d'âmes, et pourtant... 
L'image est restée là, dans un petit coin de ma tête, et elle a commencé à changer en rythme avec mes influences du moment.
Des envies se sont télescopées et là, est née l'idée. 

Et je n'en dirai pas plus de crainte de te spolier. Voici quelques aperçus des envies d'alors :

Vous avez dit cité souterraine ?
Blame! © Tsutomu Nihei

Blame! © Tsutomu Nihei
Vous l'aurez compris, il s'agit de mon manga fétiche ♥

Tiens, ne serait-ce pas une ville sous un dôme ?
© Ergo Proxy
Hermès de Praxitèle, la Grèce ♥

Deux mois de syno


Grosso modo. Deux mois pendant lesquels l'histoire n'a eu de cesse de se modifier d'elle-même. J'en ai eu la preuve en retrouvant une vieille version du synopsis. Ah, la substantifique moelle y était, mais le reste... Que de mutations ! Et ne va pas croire qu'une fois le synopsis établi, l'histoire est restée figée. Loin de là. Mes personnages trouvent toujours moyen de me surprendre et de choisir des chemins de traverse pour arriver à la même destination. Ce qui ne m'en rend que plus plaisant le voyage à leurs côtés ♥

Presque cinq mois d'écriture


Commencé le 1er mars 2014, terminé le 26 juillet 2014. Si je suis aussi précise, c'est grâce à Cocyclics, forum de bêta-lecture dédié aux littératures de l'imaginaire. Il y existe une section qui a toute ma préférence, celle des Challenge 1er jet
Je t'explique, c'est très simple. L'objectif est de terminer la rédaction du premier jet d'un roman (entamé ou pas) dans l'année. Après t'être inscrit, tu ouvres un fil où tu présentes ton projet. Sur ce fil, tu peux y faire part de tes avancées et même partager avec les grenouilles intéressées quelques extraits.
Recevoir des encouragements, des réactions à chaud sur certaines scènes... pour moi, ça a été un moteur formidable dans l'écriture ! Et c'est ainsi que j'ai réussi à boucler ce premier jet.

Happy sheep !



Parce qu'un premier jet...


... n'est jamais qu'une ébauche de roman. Pour qu'il devienne un manuscrit, il n'y a pas de miracle : il faut le corriger !
Donc, entre cette fin de juillet 2014 et le mois de mai 2015, j'ai corrigé. Pas toute seule, heureusement. Je te raconte.
Autre avantage non négligeable du Challenge premier jet, des grenouilles m'ont fait part de leur envie de lire le texte dans son intégralité et proposé de m'en faire un retour. ♥ J'ai donc organisé plusieurs vagues de corrections.
Pendant le premier jet, j'ai eu la chance d'avoir Amaryan à mes côtés. Je lui envoyais les chapitres au fur et à mesure et ses retours réguliers m'ont permis de corriger chaque changement de cap, ainsi que d'éviter quelques écueils. Attention, cette méthode peut ne pas convenir à tout le monde. Elle est basée sur une solide confiance. Du coup, une fois le premier jet vaincu, j'ai corrigé et harmonisé le texte avant de le lui renvoyer. Ce qui lui a permis de le relire d'une seule traite et à moi d'améliorer encore une fois la bête.
S'en sont suivies deux autres vagues de corrections avec les retours de bêta-lectrices aguerries et auteurs publiées de surcroît (ce qui veut dire de l'expérience en matière de corrections éditoriales) ainsi que ceux de lectrices exigeantes.
Puis, renvoi à Amaryan pour une dernière lecture, dernières corrections et... 
Stop ! 

Car il faut bien s'arrêter à un moment ou à un autre ;) 

Une fois le manuscrit prêt, il a fallu repérer les maisons d'éditions qu'il pourrait intéresser, pondre un joli synopsis de soumission, un petit courriel pour accompagner le tout, et hop ! 

En attendant...


... une réponse, j'ai repris mes gros projets et réussi à les mener à bien (leurs premiers jets, j'entends). Pour en savoir plus, il te suffit d'aller voir dans mes Romans en cours de gestation ou d'attendre le prochain article Mars-Avril pour savoir où j'en suis ^^

Mars 2016


Une date importante pour le Marchand ! Entre mai 2015 et mars 2016, j'ai reçu un refus et... c'est tout. Le temps d'attente peut être parfois (souvent ?) très long avant d'avoir une réponse négative ou positive, donc je ne m'inquiétais pas outre mesure, cela finirait par arriver. J'ai tout de même effectué une seconde vague de soumission à cette même période.
Puis, pendant le Livre Paris 2016, Amaryan a rencontré les Éditions Underground. Au fil de la discussion, elle leur a si bien parlé du Marchand d'âmes qu'elle est revenue avec une carte de visite et le message suivant : "qu'elle nous envoie son manuscrit."
Ce que j'ai fait. 
Et fin avril, je recevais un mail pour m'informer que les Éditions Underground voulaient adopter le Marchand d'âmes !




Et ce n'était que le début...


Et oui, la signature du contrat ne veut pas dire que l'aventure est terminée. Il y a encore eu trois mois de corrections éditoriales et le BAT (bon à tirer) à vérifier avant que le mot fin ne soit de rigueur. Puis, la date de sortie a été annoncée : 15 décembre 2016.

L'on pourrait penser que cette belle aventure s'est terminée lorsque j'ai enfin tenu entre mes mains mon roman enfin publié, mais loin de là... Comme l'a prouvé Livre Paris 2017. La boucle était bouclée, mais pour le Marchand d'âmes, tout ne fait que commencer ! ♥

Sur ce, je te souhaite une belle semaine et on se retrouve à la fin du mois pour un petit bilan ;)
À bientôt !

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